Solutions à faible dégazage pour l’aéronautique et le spatial
Dans les secteurs de l’aéronautique et du spatial, il est essentiel d’utiliser des matériaux présentant un faible dégazage, car les substances volatiles peuvent affecter les performances de composants sensibles. Mavom propose une large gamme de matériaux à faible dégazage conformes aux normes strictes de la NASA et de l’ESA, allant des produits d’étanchéité aux adhésifs structuraux. Nos produits garantissent des performances fiables, même dans les conditions extrêmes de l’espace.
Solutions à faibles émissions de gaz pour l'aérospatiale et l'aviation
Conséquences du dégazage pour les composants sensibles
Normes et méthodes de test rigoureuses
Pour gérer ces risques, les agences spatiales telles que la NASA et l'ESA appliquent des exigences strictes aux matériaux utilisés dans leurs systèmes. Ils utilisent des méthodes d'essai normalisées qui simulent les conditions spatiales de la manière la plus réaliste possible. La norme de base internationalement reconnue est l'ASTM E595. La norme de qualité européenne ECSS-Q-ST-70-02C, qui s'appuie sur cette dernière, complète cette méthode par des critères d'acceptation et des exigences de rapport supplémentaires. Ensemble, ces normes constituent le fondement de l'évaluation des matériaux utilisés en environnement sous vide.
Comment mesure-t-on le dégazage ?
La norme ASTM E595 (Méthode d'essai normalisée pour la perte de masse totale et les matières volatiles condensables collectées lors du dégazage sous vide) est la norme internationale de référence pour la mesure du dégazage dans des conditions ambiantes. L'essai détermine la quantité de matières volatiles libérées par un matériau exposé à une température élevée et à un vide poussé. Trois valeurs principales sont établies.
- Perte de masse totale (PMT) : elle indique la masse totale perdue par le matériau par évaporation et dégazage.
- Matières volatiles condensables collectées (MVC) : elle mesure la proportion de ces substances qui se condensent effectivement sur une surface froide. C'est le paramètre le plus critique, car ce sont précisément ces condensats qui peuvent contaminer les surfaces sensibles.
- Réabsorption de vapeur d'eau (RVE) : elle mesure la quantité d'eau réabsorbée par le matériau après l'essai.
Le processus d'essai suit un protocole rigoureux. L'échantillon est d'abord conditionné. L'échantillon est ensuite placé dans une chambre à vide et chauffé à 125 °C pendant 24 heures. Une plaque collectrice refroidie est positionnée au-dessus de l'échantillon, sur laquelle les substances volatiles se condensent. L'échantillon et la plaque collectrice sont ensuite pesés de nouveau afin de calculer les valeurs de TML et de CVCM.
Pour les applications aérospatiales, des limites d'acceptation fixes s'appliquent : TML ≤ 1,0 % et CVCM ≤ 0,10 %. Les matériaux respectant ces limites sont classés comme faiblement dégazés et conviennent aux applications où même une contamination minimale est inacceptable.